On se jase!

Collecte de témoignages en cours!

Un questionnaire sur les expériences de relations intimes et de la sexualité…

Si vous vous identifiez comme femme et que vous voulez partager vos expériences des relations intimes et de la sexualité, participez à notre collecte de témoignages!

Des extraits de ces témoignages seront intégrés à l’adaptation québécoise d’un extrait du livre américain Our Bodies, Ourselves. Certains seront aussi affichés sur notre site web. L’objectif de ces témoignages est de permettre à toute femme de trouver un espace pour partager sa réalité, se reconnaître dans celle des autres et se sentir moins isolée. Votre participation peut faire la différence et agir comme un baume pour une autre femme qui vous lira. Inspirez-vous des questions proposées et découvrez les témoignages qui apparaissent dans la version américaine du livre.

Collecte de témoignages :: Questions :: Extraits des réponses qui apparaissent dans la version américaine de Our Bodies, Ourselves :: Entrevues de groupe organisées au Québec
Collecte de témoignages
  • Certains témoignages seront publiés dans un livre sur les relations intimes et la sexualité : la version québécoise de Our Bodies, Ourselves.
  • Les témoignages peuvent aussi apparaître sur le site de la CORPS féministe
  • Utilisez ce formulaire pour partager votre témoignage
  • Prenez connaissance des questions et répondez à celle qui vous inspirent (une, deux… ou toutes)
  • Pour vous identifier, vous pouvez utiliser un pseudonyme ou votre vrai nom.
    Dans tous les cas, votre vrai nom ne sera pas publié ni diffusé sur le site ou dans les communications de la CORPS féministe.
  • Il se peut qu’une discussion en ligne soit organisée entre plusieurs participantes à la collecte de témoignages.
    Si vous souhaitez y participer, laissez une adresse courriel pour vous joindre ou écrivez à lacorpsfeministe@gmail.com
Questions

Intimité

  1. Que recherchez-vous dans une relation intime ou amoureuse?
  2. Quel rôle l’amour joue-t-il ou ne joue-t-il pas dans vos relations intimes?
  3. Dans votre sexualité, qu’est-ce qui vous excite ou qu’est-ce qui vous fait plaisir?

Pouvoir et société

  1. En quoi l’image des femmes dans les médias (télévision, publicité, etc.) et de leurs relations intimes influence votre sexualité ou vos propres relations?
  2. En quoi vos relations intimes et amoureuses sont-elles affectées par le fait d’être avec une personne à laquelle la société accorde plus ou moins de pouvoir que vous en raison de son revenu, de sa couleur de peau, de son ethnicité, de son genre ou de son absence de handicap?

Parentalité

  1. Avez-vous déjà discuté avec votre partenaire du fait d’avoir des enfants? Si vous aviez des opinions différentes, quel impact cela a-t-il eu sur votre relation?
  2. Le fait d’avoir ou de ne pas avoir des enfants a-t-il eu un impact sur vos relations amoureuses et vos rendez-vous intimes?

Prendre soin les unes des autres

  1. Avez-vous des conseils sur ce qui peut aider à se rétablir suite à une agression sexuelle ou d’autres formes de violence?

Âge

9. Comment l’âge affecte-t-il vos relations ou ce que vous recherchez dans une relation?

 

Voici quelques extraits des réponses qui apparaissent dans la version américaine de Our Bodies, Ourselves
Autoportraits :: Intimité :: Pouvoir et société :: Parentalité :: Âge
Autoportraits
  • Ananda : j’ai soixante-trois ans. Ma relation avec mon compagnon de vie, avec qui j’ai été mariée pendant 12 ans, a été polygame tout au long de nos trente-deux ans de vie commune. Chacun de notre côté, nous avons d’autres relations à long terme très satisfaisantes. Mon principal “autre” partenaire fait partie de ma vie depuis trente ans ; mon compagnon a entretenu une relation avec une femme qui est maintenant mon amie depuis 15 ans. Tout le monde est au courant de l’existence des autres. C’est un style de vie complexe qui ne convient pas à tout le monde
  • Chloé : J’ai vingt-trois ans et je suis une femme queer transsexuelle. Mes partenaires sont pour la plupart des femmes trans, bien que j’ai aussi eu des relations avec des femmes cissexuelles.
  • Efia : Je suis une femme queer noire de trente-deux ans. J’ai été élevée dans une atmosphère chaleureuse, encourageante, croyante et pratiquante par un père aumônier dans l’armée et conseiller conjugal et une mère enseignante. Il s’ensuit que tout ce que j’ai appris à connaître et à reconnaître dans ma sexualité, je le dois à ma curiosité, à mon sens de la rébellion et à l’auto-exploration.
  • EJM : Je suis une hétérosexuelle de 24 ans. Je suis Coréenne, j’ai grandi à moitié aux États-Unis, à moitié en Corée.
  • Sophia : Je suis une femme asiatique/hispanique, dans la mi-quarantaine, mariée depuis 20 ans à un homme de descendance caucasienne. Nous avons deux enfants. Avec mes frères et sœurs, nous avons été élevé.e.s dans une famille très croyante pour qui le sexe avant le mariage était un péché. J’avais 22 ans lors de ma première relation sexuelle, avec un homme qui est finalement devenu mon époux. Je n’ai jamais dit à mes parents que j’avais eu des relations sexuelles avant d’être mariée. Encore aujourd’hui, je ne peux pas parler de sexualité avec ma mère.

 

Intimité

Que recherchez-vous dans une relation intime ou amoureuse?

  • Natasha : Je veux une relation monogame et à long-terme. À 58 ans, je n’ai plus le temps de jouer la comédie ; je veux de la loyauté, de l’amitié, quelqu’un avec qui je peux parler et partager ma vie et mes rêves. Je veux m’amuser et avoir une sexualité épanouie avec quelqu’un qui partage mes valeurs et qui ait de l’esprit.

Quel rôle l’amour joue-t-il ou ne joue-t-il pas dans vos relations intimes?

  • Cody: J’ai eu des amantes avec qui je n’étais pas du tout en amour mais dont j’ai eu très envie et que j’ai aimé baiser. Je ne pense pas que l’amour a besoin d’avoir une place dans ma sexualité et je ne pense pas que le fait de ne pas être en amour a eu un impact sur le plaisir, l’intimité, la complicité sexuelle ou le désir que j’ai eu.

Dans votre sexualité, qu’est-ce qui vous excite ou qu’est-ce qui vous fait plaisir?

  • Danielle : Ça a été vraiment merveilleux tout au long de ma transition de me sentir de plus en plus à l’aise dans mon corps. De sentir mes seins (qui ont pris longtemps à se développer) ou la douceur de ma peau. J’aimais ma sexualité avant de prendre des hormones ou d’être en transition, mais je ne me rendais pas compte combien les choses me sembleraient justes quand je me sentirais mieux dans mon corps, mon identité et mon expression de genre.

 

Pouvoir et société

En quoi l’image des femmes dans les médias (télévision, publicité, etc.) et de leurs relations intimes influence votre sexualité ou vos propres relations?

  • Tasha Maria : J’ai grandi dans le sud de Chicago à la fin des années 70 et je me rappelle qu’à la télévision, les relations qui impliquaient des Afro-Américains étaient un ramassis de stéréotypes négatifs.
    Je me suis sentie un peu mieux pendant les années 80 quand le hip-hop est apparu, surtout qu’à l’époque plusieurs rappers parlaient d’amour. Les tubes de LL Cool J comme “I Need Love” et “Around the way Girl” étaient mes préférées parce qu’elles parlaient des femmes noires avec beaucoup d’amour et de respect. Ça déteignaient aussi sur les gars parce qu’ils voulaient tous être comme LL. Il y avait aussi le Cosby Show qui me donnait le sentiment que mon rêve pouvait être une réalité. [Commentaire de La CORPS féministe : ce témoignage a été écrit avant que Bill Cosby ne soit reconnu comme agresseur]
    Quand le Cosby Show a fini et que le gangsta rap a pris de l’importance, la situation a complètement changé et les femmes afro-américaines sont devenues la cible des pires horreurs. Les ondes ont été envahies par des images misogynes, les paroles étaient de plus en plus dégradantes. Le terme “baby daddy” est apparu pour expliquer l’augmentation des mères célibataires. Ces images n’ont pas seulement eu un impact sur la communauté Afro-Américaine mais sur les femmes en général et ce d’une façon qui semble irréversible. (…) Je tombe sur des émissions à la mode et parfois on y voit des couples mixtes, généralement un Afro-Américain avec une Caucasienne, mais c’est très rare qu’on y voit une femme comme moi dans une relation pleine d’amour et de respect.

En quoi vos relations sont-elles affectées par le fait d’être avec une personne à laquelle la société accorde plus ou moins de pouvoir que vous en raison de son revenu, de sa couleur de peau, de son ethnicité, de son genre ou de son absence de handicap?

  • Astrid: J’ai fréquenté plusieurs hommes plus âgés que moi et qui avaient des carrières importantes – du genre PDG, plein d’énergie et incroyablement égocentriques. Je me suis toujours sentie flattée par leur attention et j’ai vraiment apprécié leur compagnie. J’ai toujours été capable de leur tenir tête et je savais que mon éducation n’était pas moins bonne que la leur. Mais, ce qui m’attirait le plus chez eux c’était leur confiance infaillible en leurs propres capacités (et souvent ils n’y avaient même pas réfléchi). Je pense que j’aimais être avec eux parce qu’ils faisaient ce que je n’osais pas essayer de faire moi-même. Pas parce que je ne serais pas qualifiée mais, parce que j’avais plus de doutes sur moi-même et sur mes capacités. Des doutes que je portais certainement (et que je porte toujours) parce que je suis une femme.

 

Parentalité

Avez-vous déjà discuté avec votre partenaire du fait d’avoir des enfants? Si vous aviez des opinions différentes, quel impact cela a-t-il eu sur votre relation?

  • Victoria : Mon conjoint et moi on a toujours su qu’on voulait des enfants. On vient tous les deux de familles nombreuses, on a connu les mêmes sortes d’anniversaires et de joyeux rassemblements familiaux avec des tantes qui cuisinent, des oncles qui parlent de sport, des grands-mères et des grands-pères qui bercent des bébés qui pleurent, des ados qui font semblant de pas vouloir être là. On a dû déconstruire plusieurs de nos attentes à propos des rôles genrés, de la famille et de la parentalité. On a travaillé fort pour créer de nouvelles possibilités et de nouveaux modèles pour notre petite famille mais on savait depuis le début qu’on était prêts à faire ce travail.

Le fait d’avoir des enfants a-t-il eu un impact sur vos relations amoureuses et vos rendez-vous intimes?

  • Cheryl : J’ai eu un fils à 15 ans et l’autre à 19 ans. Leur père était mon premier copain et on s’est quitté au début de la vingtaine. Depuis ce temps-là, je suis une mère célibataire qui essaye de rencontrer quelqu’un. Dans la vingtaine, c’était beaucoup plus difficile parce que la plupart des gars de mon âge n’était pas à l’aise avec le fait que j’aie des enfants. Ils n’en étaient pas là dans leur vie. Parfois, c’était vraiment crève-cœur mais je suis tombée aussi sur quelques bons gars qui voulaient bien tenter l’expérience. Mes enfants n’ont rencontré que deux de ces hommes, parce qu’à moins que la relation me semble avoir de l’avenir, je ne pense pas que ce soit nécessaire d’y impliquer les enfants.

 

Âge

Comment l’âge affecte-t-il vos relations ou ce que vous recherchez dans une relation?

  • Francesca: J’ai presque 50 ans et ça fait plus de 20 ans que je n’ai pas été en couple. Je n’ai jamais été mariée et maintenant je me demande si c’est quelque chose dont j’ai déjà eu envie. Avec l’âge, j’ai le sentiment qu’une nouvelle phase de liberté et d’exploration s’ouvre devant moi. J’ai envie de nouer des liens intimes qui n’ont rien de sexuels, avant que la question de relations sexuelles se pose.

 

Entrevues de groupe organisées au Québec

La CORPS féministe prend contact avec des groupes de défense de droits des femmes afin d’organiser des entrevues de groupes sur les relations intimes et la sexualité. Si vous ou votre groupe êtes intéressés à participer ou à organiser une telle entrevue, écrivez à lacorpsfeministe@gmail.com

Pour l’instant les groupes suivant ont manifesté leur intérêt à participer :